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Mais le Dictionnaire Historique des Rues de Paris de Jacques HILLAIRET et P. PAYEN-APPENZELLER, aux éditions de Minuit tomes (A-K, L-Z, et Suppl.) indique en son chapitre II d’ailleurs l’inverse, « l’hôtel particulier Dervillé » aurait été vendu à  Madame Sarah, mais Stéphane DERVILLÉ étant le plus jeune des deux, il n’a pu être que l’acheteur.

Il s’agit de l’Hôtel de Madame Sarah BERNHARDT au 35-37, rue Fortuny à l’angle de cette rue et de l’avenue de Villiers. Stéphane DERVILLÉ est alors âgé de 37 ans à l'époque, il en devient le propriétaire, d'après les dires confiés par les descendants de sa sœur.
En faveur de 1885 : Adjudication, en effet Stéphane Dervillé en serait devenu acquéreur par adjudication, en fait c'est sa mère qui en fit l'acquisition.
Elle vend l’hôtel de la rue Fortuny », qui était sa cinquième demeure et page 136 (4), en 1887, « non loin de son hôtel du boulevard Pereire où elle vient d’emménager ». Page 78, (8) « En 1887, l’écrivain Jean Lorrain lui rendit visite dans son hôtel du boulevard Pereire » ou bien encore page 137 (5), selon Jules HURET « En 1887 Sarah dut vendre l’hôtel de la rue Fortuny. Elle acheta le 56 du boulevard Pereire», dans les repères chronologiques page 226 (2), on note « 1887 installation dans une maison louée boulevard Pereire » d’autre part certaines recherches sur des sources d'époque, le livre d'Henri Veyrier et selon Jules HURET, journaliste français, Stéphane DERVILLÉ l’aurait racheté en 1887 et dont il ne reste plus de l'époque que le numéro 35 : La Maison de Sarah Bernhardt, qui de fait n’en fait qu’une.
L’historique de cette bâtisse initiée par Sarah BERNHARDT est évoqué à plusieurs reprises dans le livre de Madame Claudette JOANNIS « Sarah Bernhardt Reine de l’attitude », page 50 (6), « en 1876, ….elle se fait construire un hôtel particulier dans la plaine Monceau », page 171 (3), «…dans la plaine Monceau….la construction d’un hôtel particulier…», page 174-175 (3), «En 1876, elle concrétise son rêve en achetant une parcelle de terrain dans la rue Fortuny qui vient d’être ouverte en bordure de l’avenue de Villiers. Félix ESCALIER, un architecte de renom, jette pour elle les plans d’un hôtel particulier à deux étages, brique et pierre, dans un style néo-Louis XIII très en vogue». Puis dans les repères chronologiques, page 226 (2) « 1876, emménagement dans son hôtel de la rue Fortuny ». Ainsi que la page 135 (7), « La plaine Monceau, quartier lancé à la fin du second empire accueille…. L’Hôtel de la rue Fortuny….mon temps à surveiller la construction d’un joli hôtel que je me fais bâtir au coin de l’avenue de Villiers et de la rue Fortuny »…..par « Le gendre de M. Régnier (sociétaire de la comédie Française), Félix ESCALIER, architecte très à la mode, me construisit un ravissant hôtel ».
Enfin, page 103 (9), «…. elle  fait construire un hôtel particulier à l’angle de la rue Fortuny et de l’avenue de Villiers ».

L’hôtel est décrit comme suit :
« En 1876, Sarah, alors sociétaire de la Comédie-Française fit bâtir, un hôtel particulier sur le terrain qu’elle acquit l’année précédente, à l’angle de la rue Fortuny et de l’avenue de Villiers par l’architecte Jules FÉVRIER ». En fait Félix ESCALIER. C’était un édifice de brique et pierre. Ses amis les peintres Georges CLAIRIN et Louise ABBÉMA le décorèrent. Un visiteur de l’époque le décrit: « L’entrée de la demeure est placée rue Fortuny ».
« En haut du perron s’ouvre une porte en chêne massif, et l’on entre dans le vestibule éclairé par une petite fenêtre. Cet escalier est étroit, mais d’une grande légèreté, avec sa rampe en bois à balustres allongés; il conduit au premier étage, où il forme comme deux balcons pris sur le palier. Dans l’axe de la porte du vestibule se trouve l’entrée, encadrée de peintures murales, d’un atelier de peinture de forme rectangulaire, qui est la pièce maîtresse de l’habitation. A gauche, une très belle cheminée Renaissance en bois artistement sculpté, le manteau également en bois est actuellement caché par le portrait de la maîtresse de maison, rôle de l’étrangère, peint par CLAIRIN. A droite, un escalier rappelant celui du vestibule monte à la chambre à coucher; sous l’escalier, une porte dissimulée par une tenture s’ouvre sur la salle à manger.
En 1891, le bâtiment est transformé, selon HILLAIRET, par Joseph et non Jules CHÉRET(selon Mme Réjane Bargiel et l'article d'Octave Uzanne consacré à Joseph Chéret in L'Art et l'Idée n° 5, 1892), il supprima la cour et le jardin pour faire bâtir un hôtel hybride mi renaissance, mi gothique.

Dans les années 1960, l’hôtel en sa partie du 37, fut démoli, selon Madame JOANNIS, page 180 (3).
En 1970, le n°35 fut dépouillé de sa décoration au cours d’une vente publique le 28 février 1970.
La partie extrême, le numéro 37 de cet hôtel particulier a maintenant disparu, en 1972 après sa démolition selon le recherches, il est transformé, remplacé et laisse place à un bâtiment moderne, immeuble de bureaux au coin de la rue de Villiers.
« Mais auparavant dans cette belle maison, mais chère à entretenir. C'était la plus belle partie de la maison donnant sur l'avenue de Villiers, avec un grand escalier. Il y avait par ailleurs de nombreuses statues en marbre de la famille exécutées par divers sculpteurs. Le grand salon, très extraordinaire qui donnait sur l’avenue et au loin le boulevard Malesherbes, c'était très impressionnant mais c'était très vaste, Monsieur Jean SANGNIER en avait ce souvenir. Il y avait même un balcon très impressionnant, c'était très haut de plafond, une énorme cheminée et de l'autre côté de cette pièce qui était vraiment un grand hall, oui j'ai le souvenir de cet hôtel de la rue Fortuny, très extraordinaire exceptionnel, on avait l'entrée sur le hall où on était de pleins pieds après il y avait une dénivellation avec la salle à manger, petite, intime, ce grand salon, ce hall et un escalier qui montait alors dans les étages. ».
A son décès la propriété est resté longtemps dans la famille MARJOULET, Monsieur Jean MARJOULET polytechnicien et aussi Président du Tribunal de Commerce de PARIS.

 

(1) du « Portrait(s) de Sarah Bernhardt » - Les étapes d’une vie - Direction Noëlle GUIBERT,  Bibliothèque nationale de France
(2) repères chronologiques de Madame Claudette JOANNIS « Sarah Bernhardt ‘’Reine de l’attitude et princesse des gestes’’ », Collection Portraits Intimes, édition PAYOT
(3) chapitre VII « De Paris à Belle-Île, les demeures de Sarah» de Madame Claudette JOANNIS  « Sarah Bernhardt ‘’Reine de l’attitude et princesse des gestes’’ », Collection Portraits Intimes, édition PAYOT
(4) chapitre V « Les itinéraires du cœur» de Madame Claudette JOANNIS « Sarah Bernhardt ‘’Reine de l’attitude et princesse des gestes’’ », Collection Portraits Intimes, édition PAYOT
(5) du « Portrait(s) de Sarah Bernhardt » - Sarah BERNHARDT et son image iconique – Les demeures de Sarah – Jules HURET, Direction Noëlle GUIBERT,  Bibliothèque nationale de France
(6) chapitre II « Notre-Dame du théâtre, de Madame Claudette JOANNIS « Sarah Bernhardt ‘’Reine de l’attitude et princesse des gestes’’ », Collection Portraits Intimes, édition PAYOT
(7) du « Portrait(s) de Sarah Bernhardt » - Sarah BERNHARDT et son image iconique – Les demeures de Sarah- Ma double vie,  Direction Noëlle GUIBERT,  Bibliothèque nationale de France
(8) « Portrait(s) de Sarah Bernhardt » - Sarah Bernhardt Parabole de talents – Sarah dans l’intimité, Direction Noëlle GUIBERT, Bibliothèque nationale de France
(9) chapitre VI « Sarah Bernhardt » d’André CASTELOT, le club de la femme, édition Rombaldi 

Les liens communs entre Sarah BERNHARDT et Stéphane DERVILLÉ
Ces deux acteurs de la vie fin de siècle ont plusieurs points en communs (les notes sont situées en bas de page 18).

J'ai lu avec attention les écrits sur Sarah BERNHARDT, dans « Reine de l'attitude et princesse des gestes» de Madame JOANNIS et que j’ai interrogée à la recherche de liens entre eux deux, mais ceux-ci ne relatent pas de rapprochement réel entre les deux personnages.

Personnages officiels de la vie parisienne, tous deux se côtoient en cette année 1896 où on commémore la « journée de Sarah Bernhardt » le 9 décembre 1896, elle préside le banquet de 500 couverts en présence du ministre des Beaux-Arts à sa droite et à sa gauche le représentant du président de la république, selon la page 209 (13).

               
  (150)     (151)    

(151b) Théatre

 
 

Portrait de Sarah Bernhardt par Félix Nadar, rue d'Anjou, 1860, B.N.F. (Arts du spectacle)

   

Sarah et son domicile en 1891

 (source J. Hillairet et P. Payen-Appenzeller)

 

La jeunese passionnée de cinémascope en 1957-58, ignore que Sarah Bernhardt, la "Déesse de la Parole et du Geste", a été l'actrice la plus célèbre du monde, autour de 1900. Elle a su, l'une des premières, organiser sa publicité par ses ascensions en ballon, ses fauves apprivoisés, son cercueil fleuri installé au milieu de son salon et son crocodile empaillé dans lequel son chien préféré dormait d'un sommeil éternel.

 
            Source : Séries Petite Histoire de la Carte Postale Illustrées - Création Jean Baudet - Labo Fournier Frères (Paris 12 ieme) 1958-1957  
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Sarah Bernhardt et son intérieur rue Fortuny

 

  (153)   (154)  
 

Source: photo, page 134 du « Portrait(s) de Sarah Bernhardt », Bibliothèque nationale de France

   

De Mucha P.L.M. à gauche: Monaco Monte Carlo -Source google et bnf

 

  À droite : La pièce de Médée pour Sarah - Source google et bnf  

(1) chapitre VIII « Quand même », de Madame Claudette JOANNIS « Sarah Bernhardt ‘’Reine de l’attitude et princesse des gestes’’ », Collection Portraits Intimes, édition PAYOT
(2) chapitre VI « En marge des salons » de Madame Claudette JOANNIS  « Sarah Bernhardt ‘’Reine de l’attitude et princesse des gestes’’ », Collection Portraits Intimes, édition PAYOT
(3) chapitre I « Mademoiselle révolte » de Madame Claudette JOANNIS  « Sarah Bernhardt ‘’Reine de l’attitude et princesse des gestes’’ », Collection Portraits Intimes, édition PAYOT
(4) chapitre II « Notre-Dame du théâtre, de Madame Claudette JOANNIS s « Sarah Bernhardt ‘’Reine de l’attitude et princesse des gestes’’ », Collection Portraits Intimes, édition PAYOT
(5) chapitre VII «De Paris à Belle-Île, les demeures de Sarah» de Madame Claudette JOANNIS  « Sarah Bernhardt ‘’Reine de l’attitude et princesse des gestes’’ », Collection Portraits Intimes, édition PAYOT
(6) « Portrait(s) de Sarah Bernhardt » - Sarah Bernhardt et son image iconique – Sarah Bernhardt objet d’art, Direction Noëlle GUIBERT, Bibliothèque nationale de France
(7) « Portrait(s) de Sarah Bernhardt » - La légende – Derniers portraits - Colette, Direction Noëlle GUIBERT, Bibliothèque nationale de France
(8) « Portrait(s) de Sarah Bernhardt » - Sarah Bernhardt Parabole de talents – « L’actrice parfaite » selon Edward Gordon Craig, Direction Noëlle GUIBERT, Bibliothèque nationale de France
(9) « Portrait(s) de Sarah Bernhardt » - De l’extravagance à la Témérité – Témérité et courage, Direction Noëlle GUIBERT, Bibliothèque nationale de France
(10) chapitre VI « Sarah Bernhardt » d’André CASTELOT, le club de la femme, édition Rombaldi
(11) chapitre XVII « Sarah Bernhardt » d’André CASTELOT, le club de la femme, édition Rombaldi
(12) « Le Train Bleu Paris», Edition P.L.U.S. – (ISBN.290.8557601.01991)
(13) chapitre XIV « Sarah Bernhardt » d’André CASTELOT, le club de la femme, édition Rombaldi

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